Encre de Kin

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Rubato, avec Jean-Yves Fick, sur TERRE A CIEL, REVUE de POESIE contemporaine

http://www.terreaciel.net/Rubato-par-Jean-Yves-Fick-et-Bona#.VoZac4RJuJd

Travaux en collaboration: Ly-Thanh Hue, textes. Bonas Mangangu, Photographies.

https://ouverturesreel.wordpress.com

Alicia Roda lit Joseph le maure

https://soundcloud.com/bonamangangu/sets/joseph-le-maure-bona-mangangu

Rubato: Jean-Yves Fick et Bona Mangangu

https://rubatopleinetvidedelies.wordpress.com

Jean-Yves Fick, Isabelle Pariente-Butterlin et Bona Mangangu

https://tiercesetentrelacs.wordpress.com/2015/03/23/1-entrelacs/

Francoise Renaud/Bona Mangangu

https://plus.google.com/105348378433298556080/posts/HCYm72ziifE

Ly-Thanh-Hue sur une photo de St Andrews

http://bonamangangu.webs.com/apps/blog/show/43279916-st-andrews-ly-thanh-huê

Ly-Thanh-Hue sur une photo de Peak District.

http://rencontresimprobables.blogspot.fr/2015/01/sur-une-photo-de-bona-mangangu.html

Caravaggio, le dernier jour. Par Isabelle Pariente-Butterlin.

http://bonamangangu.webs.com/apps/blog/entries/show/42558366-quatrieme-de-couverture-caravaggio-le-dernier-jour-

On s'est deja vu. Carita Savolainen

http://caritasavolainen.com/?page_id=209&lang=fr

Francois Bon. Presentation Joseph Le Maure

http://nerval.fr/spip.php?article88

Jean-Louis Kuffer. Bona my bro.

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2013/10/18/bona-my-bro-5199392.html

Sheffield Hallam University. Third text. Recherche Writing Art.

http://extra.shu.ac.uk/transmission/third-texts.html

Carnets de JLK

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2012/12/03/l-art-de-bona.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2012/11/27/regards-partages.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2011/08/29/claire-obscure-est-la-passion.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2012/11/25/la-bonne-aventure.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2012/12/06/de-l-amitie.html


http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2011/01/25/autopub-et-copinage.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2009/01/21/au-bonheur-des-negres.html

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2011/10/08/corps-et-biens.html

 

  ADA: Magazine Autour des auteurs, Dec 2011

http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html

 

Jean-Louis Kuffer, critique littéraire, écrivain suisse.

http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2011/08/29/claire-obscure-est-la-passion.html

 

Africultures:

http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&no=6718&texte_recherche=bona%20mangangu

 Raymond Alcovère, écrivain français:

http://raymondalcovere.hautetfort.com/archive/2006/06/26/carnets-nomades-de-bona-mangangu.html

Jean-Louis Kuffer, écrivain, journaliste et critique littéraire suisse:

http://archives.24heures.ch/VQ/LA_COTE/-/article-2006-06-1362/si-les-etonnants-voyageurs-dont-les-pages-sur-l-afrique-ont-fait-date--a-nos-yeux-en-tout-cas--sont

 

 

 

 

 

Du rester-partir au pleurer-rire »RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu

 

Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée.Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes.Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art».De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités.J.-L. K. Bona Mangangu.Kinshasa.Carnets nomades.L'Harmattan, 136 pp.DR.»RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu. Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée. Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes. Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art». De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités. J.-L. K. Bona Mangangu. Kinshasa. Carnets nomades. L'Harmattan, 136 pp.
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Du rester-partir au pleurer-rire »RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu

 

Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée.Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes.Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art».De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités.J.-L. K. Bona Mangangu.Kinshasa.Carnets nomades.L'Harmattan, 136 pp.DR.»RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu. Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée. Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes. Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art». De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités. J.-L. K. Bona Mangangu. Kinshasa. Carnets nomades. L'Harmattan, 136 pp.
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Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée.Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes.Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art».De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités.J.-L. K. Bona Mangangu.Kinshasa.Carnets nomades.L'Harmattan, 136 pp.DR.»RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu. Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée. Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes. Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art». De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités. J.-L. K. Bona Mangangu. Kinshasa. Carnets nomades. L'Harmattan, 136 pp.
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Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée.Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes.Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art».De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités.J.-L. K. Bona Mangangu.Kinshasa.Carnets nomades.L'Harmattan, 136 pp.DR.»RETOUR AU CONGO Le récit lyrique et panique de Bona Mangangu. Si les étonnants voyageurs dont les pages sur l'Afrique ont fait date (à nos yeux en tout cas) sont le plus souvent occidentaux, du Polonais Richard Kapuscinski à la Néerlandaise Lieve Joris, entre autres, le premier intérêt des Carnets nomades du peintre et écrivain Bona Mangangu tient à cela que c'est un fils du pays (né en 1961, en plein mouvement d'émancipation) qui évoque ce qu'est devenue sa ville natale de Kinshasa où il fait retour, une vingtaine d'années après l'avoir quittée. Désormais installé dans le Haut-Languedoc, dont la nature lui rappelle parfois celle de son enfance, quand son père lui nommait chaque plante qu'il découvrait, l'artiste passionné de littérature et de musiques de partout, occidentalisé et pratiquant la langue française en poète et en homme de culture, revient pourtant chez lui «à hauteur d'enfance», avant d'affronter la déchirure de ses vingt ans. Dès les premières pages, en flamboyante ouverture, avec un mélange de somptueux lyrisme accordé à la splendeur du crépuscule congolais et la conscience immédiate de ce que plombe aussi ce ciel, estimé «traître» par les humiliés et les offensés, Bona Mangangu marque une opposition violente, qui va scander la suite poético-polémique de son parcours, tenant à la fois de la quête d'identité et du reportage, de l'effusion «magnétique» et de l'amer constat, dont un des thèmes récurrents est l'injustice faite aux enfants de la rue et au sous-prolétariat des quartiers-poubelles. Rien pourtant ici de la déploration convenue ou de la dénonciation fondée sur des certitudes. Certes les «voleurs d'espoir» sont illico pointés, mais à la rage se mêle cette image candide: «Tout est encore présent dans mon esprit, comme ce brusque chuchotis du ruisseau révélé par un saut de lapin traqué au lance-pierres». Courant d'espoir Les profiteurs et les nouveaux riches, les bandits et les voyous sont là, les «sangsues politiques» ou les marchands de foi roulant en Mercedes, mais «la vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une Å"uvre d'art». De l'école «gardienne» aux bonnes volontés éparses des ONG, des artisans-artistes réinventant la beauté avec des riens au vieux sage disparu dont la mémoire transmet encore les secrets du savoir-survivre, un courant d'espoir, aussi méandreux, lent et profond que le fleuve Congo, se laisse percevoir dans ces pages généreuses et tourmentées, où l'amour et la lucidité, le passé retrouvé et l'acceptation de ce qu'on est fondent une plus juste lecture de la réalité, préludant à de nouvelles solidarités. J.-L. K. Bona Mangangu. Kinshasa. Carnets nomades. L'Harmattan, 136 pp.
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